Ejaculation prématurée

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L’éjaculation prématurée ou précoce est le trouble sexuel le plus fréquent chez l’homme. Il concerne un sur trois de manière chronique et seulement un sur deux l’évoque avec sa partenaire.

Elle peut être primaire ou acquise.

 

L’éjaculation précoce primaire apparait dès la première expérience sexuelle et s’avère récurrente tout au long de la vie, avec généralement une aggravation avec l’âge. Elle doit comporter 3 critères pour en retenir le diagnostic: la survenue toujours ou le plus souvent une minute ou moins après la pénétration (80% des cas) ou une à deux minutes après (20%), l’impossibilité de contrôler la survenue de l’éjaculation et des répercussions personnelles psychologiques (frustration, anxiété, dépression, baisse de l’estime de soi, évitement des relations sexuelles…).

La définition de l’éjaculation précoce acquise ou secondaire est la même sauf que le délai admis est d’environ 3 minutes et qu’elle se manifeste après une période de contrôle normal de l’éjaculation. Elle est habituellement due à une anxiété de performance, des problèmes relationnels ou une dysfonction de l’érection. Plus rarement, elle peut être secondaire à une prostatite voire une hyperthyroïdie.

L’éjaculation prématurée se différentie d’une variation normale de la performance sexuelle.

Elle peut être subjective lorsqu’elle se manifeste de façon irrégulière, avec une impression de perte de contrôle. Ce serait la forme la plus courante.

Elle peut aussi être variable, lorsque le délai varie constamment et de manière imprévisible entre un temps normal et un temps très court.

Alors que le premier sous-type nécessite une prise en charge thérapeutique, le deuxième n’est pas à considérer comme une dysfonction sexuelle, mais plutôt comme une variation normale de la performance sexuelle. Les hommes concernés peuvent donc injustement considérer qu’ils sont atteints d’une dysfonction.

Au total, près de 5% de la population masculine souffrent réellement d’éjaculation précoce, permanente ou acquise. Pour aider au diagnostic, le comité de l’ISSM liste les questions à aborder avec les patients. 

Questions recommandées pour le diagnostic :

 1- Quel est le délai entre la pénétration et l’éjaculation ?

 2- Pouvez vous retarder l’éjaculation ?

 3- Vous sentez vous gêné ou frustré par votre éjaculation prématurée ?