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Prostate normale et adénome de la prostate

favicon Hypertrophie bénigne de prostate

Définition

L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), aussi appelée adénome de la prostate, est l’augmentation du volume de la prostate développée le plus souvent dans la partie située au contact du canal de l’urètre, appelée zone de transition. Elle touche généralement les hommes après 50 ans.Lire la suite...

L’HBP est une maladie bénigne qui peut provoquer des troubles de la miction du fait de la compression de l’urètre (le canal qui permet l’évacuation des urines hors de la vessie) par la prostate hypertrophiée. Il n’y a pas de parallélisme entre l’intensité et la fréquence des troubles mictionnels et le volume de la prostate, la gêne étant fonction de l’importance de l’obstruction du col vésical : un lobe médian, même petit, soulevant la lèvre postérieure du col vésical, sera plus obstructif qu’un énorme adénome, qui soulèvera de façon uniforme la base vésicale.

Conséquences de l’obstacle prostatique

  • Retentissement vésical :
    obstruction responsable d’une augmentation des pressions nécessaires à la vidange vésicale.
    Elle passe par 3 phases :
    • phase de lutte avec dysurie, signes irritatifs et aspect macroscopique de vessie de lutte
    • phase de rétention vésicale chronique avec résidu et hypertrophie du détrusor
    • phase de distension vésicale avec amincissement progressif du détrusor
  • Retentissement sur le haut appareil urinaire :
    rare actuellement, il peut être à l’origine d’une insuffisance rénale chronique.

Fréquence et facteurs de risque

Dans les pays occidentaux, l’HBP touche 50% des hommes à partir de 50 ans et atteint pratiquement la totalité d’entre eux à 80 ans. En France, la chirurgie de l’HBP est la deuxième opération la plus pratiquée après celle de la cataracte chez les hommes de plus de 65 ans. A l’inverse, la maladie est rare dans les pays asiatiques.

Les facteurs de risques sont :

  • L’âge : L’HBP est un phénomène en partie sous contrôle hormonal. Avec l’âge, une trop grande quantité de testostérone, hormone masculine produite par les testicules, est convertie en dihydrotestostérone (DHT) par une enzyme : la 5-alpha-réductase, favorisant la croissance prostatique.
  • L’hérédité : elle semble également jouer un rôle. Les hommes dont un parent proche souffre d’HBP ont un risque plus élevé de développer la maladie à leur tour. Par ailleurs, il existe des variations selon les régions du globe (si 50% d’hommes caucasiens âgés de 60 ans sont touchés par l’HBP, seuls 5 à 10% d’hommes asiatiques le sont).

Symptômes et diagnostic

On distingue deux grandes familles de symptômes de l’HBP : les troubles mictionnels de stockage (ou irritatif) et les troubles de la vidange (ou obstructifs).

Les troubles de stockage

sont dus à une irritation de la vessie. Très gênants pour le patient, ils constituent souvent le premier motif de consultation.

La pollakiurie

caractérisée par un besoin fréquent d’uriner, notamment la nuit (nocturie), est le symptôme irritatif le plus fréquent, suivi du besoin soudain et irrépressible d’uriner (impériosité mictionnelle) qui peut éventuellement s’accompagner de fuites d’urine.

Les troubles mictionnels obstructifs

dus à un rétrécissement de la lumière de l’urètre, se traduisent par des difficultés à évacuer l’urine. La dysurie est à l’origine d’une diminution de la force du jet mictionnel (dysurie de poussée) ou d’un délai à l’initiation de la miction (dysurie d’attente). Parmi les autres symptômes obstructifs figurent la sensation de vidange incomplète de la vessie. Si vous constatez l’un de ces symptômes, parlez-en à votre médecin.

Parfois, c’est un accident aiguë qui révèle l’adénome

rétention vésicale, prostatite aiguë, épididymite aiguë, l’état de choc septique à point de départ urinaire ou l’insuffisance rénale aiguë. Le diagnostic de l’HBP est relativement facile à poser. Il repose sur un interrogatoire détaillé et sur l’examen clinique, dont le toucher rectal.

Le toucher rectal

est un examen indolore et incontournable dans le diagnostic initial de l’HBP. Il permet d’évaluer l’augmentation de volume de la prostate et d’éliminer un nodule suspect.

La débitmétrie urinaire

est un examen optionnel pratiqué par l’urologue lors de la consultation. Il mesure le débit ou le flux urinaire et permet de confirmer une obstruction lorsque l’interrogatoire n’est pas typique. Le patient urine dans un appareil qui mesure la vitesse et la puissance du jet ainsi que la quantité d’urinesémises lors de la miction. Cet examen objective les troubles urinaires.

L’évaluation de l’impact de vos troubles urinaires sur votre qualité de vie est importante car elle conditionne le choix du traitement : selon l’importance de la gêne occasionnée, le traitement sera la surveillance, la prise de médicaments ou l’intervention chirurgicale.

Il faudra également exclure toute autre cause pouvant expliquer les troubles urinaires : infection, calcul urinaire, anomalie neurologique.

Évolution et complications

L’HBP se fait souvent par poussées et son évolution est difficile à prévoir.

Pour éviter l’apparition de complications, consultez régulièrement votre médecin. Si vos symptômes s’aggravent, votre médecin peut éventuellement demander des examens complémentaires et modifier la prise en charge thérapeutique initialement proposée. Les complications que l’on peut voir dans l’évolution d’une hypertrophie bénigne de prostate sont :

La rétention aigüe d’urine

C'est la complication la plus urgente de l’HBP. Cette impossibilité totale d’uriner, très douloureuse, doit être soulagée par évacuation mécanique de l’urine (pose d’une sonde vésicale ou mise en place d’un cathéter sus-pubien). Elle nécessite donc une hospitalisation en urgence.

La rétention chronique d’urine

Non traitée, cette complication risque de provoquer une distension de la vessie et du haut appareil urinaire (uretères et reins) avec à terme une insuffisance rénale. Son diagnostic repose sur la mesure du résiduu psos-mictionnel par échographie. Elle peut se manifester par des pertes involontaires d’urine appelées mictions par regorgement.

L'incontinence urinaire

c'est-à-dire l’impossibilité de retenir ses urines, peut être due à un « débordement » de la vessie ou à des contractions non inhibées de la vessie dans un contexte d’envies mictionnelles impérieuses. L’infection urinaire et les lithiases vésicales. Une vessie qui ne se vide pas complètement favorise la prolifération de bactéries. La stagnation de l’urine dans la vessie peut également engendrer des calculs vésicaux. Dont lélimination spontanée est rendu difficile par l’obstacle anatomique de la prostate hypertrophiée. Pour cette raison, le traitement de calculs vésicaux doit toujours s’accompagner du traitement de l’obstacle prostatique. Autres complications . Parfois, du sang peut être observé dans les urines, ce que l’on appelle hématurie. Sa constatation doit toujours faire éliminer d’autres causes comme les tumeurs en particulier du rein ou de la vessie. A terme, une insuffisance rénale peut apparaître si la distension chronique de la vessie et des voies urinaires supérieures n’est pas traitée. Un suivi et un traitement approprié de l’HBP permettent d’éviter la plupart des complications.

L’infection urinaire et les lithiases vésicales

Une vessie qui ne se vide pas complètement favorise la prolifération de bactéries. La stagnation de l’urine dans la vessie peut également engendrer des calculs vésicaux. Dont lélimination spontanée est rendu difficile par l’obstacle anatomique de la prostate hypertrophiée. Pour cette raison, le traitement de calculs vésicaux doit toujours s’accompagner du traitement de l’obstacle prostatique.

Autres complications

Parfois, du sang peut être observé dans les urines, ce que l’on appelle hématurie. Sa constatation doit toujours faire éliminer d’autres causes comme les tumeurs en particulier du rein ou de la vessie.
A terme, une insuffisance rénale peut apparaître si la distension chronique de la vessie et des voies urinaires supérieures n’est pas traitée.

Un suivi et un traitement approprié de l’HBP permettent d’éviter la plupart des complications.